Tout ce qu’il faut savoir sur votre chat

Le chat est un animal domestique, mais qui a gardé nombre de caractéristiques des carnivores sauvages, tant au niveau de sa physiologie et de son comportement, qu’au niveau de son alimentation.
Sa température corporelle est de 38° à 38,5° et son espérance de vie est en moyenne de 15 ans, avec bien évidement des exceptions et des records de longévité. Sa fréquence respiratoire est de 10 à 20 cycles par minute, et sa fréquence cardiaque de 100 à 140 battements par minute. Les chatons ont des fréquences plus élevées avec 180 à 200 battements.
La maturité sexuelle (puberté) est atteinte entre 7 et 10 mois pour les mâles, et entre 6 et 12 mois pour les femelles, avec des exceptions (les Siamois sont plus précoces, les Birmans plus tardifs). Les chaleurs de la chatte ont lieu en général 2 fois à 4 fois par an, avec des exceptions (tous les 15j chez certaines Siamoises). Ces chaleurs durent de 10 à 12 j et l’ovulation est déclenchée par la saillie ; les chattes sont donc très fertiles, les accouplements se soldent presque systématiquement par une gestation. Cette gestation dure de 57 à 64 jours selon la race.
La lactation dure environ 6 semaines, le sevrage des chatons devant commencer à l’âge de 3 semaines.
Nombre des codes de communication du chat sont différents de ceux de l’homme. Le chat est à l’état naturel un félin solitaire dont la vie est organisée autour de la gestion du territoire. La vie sociale de ce carnivore est donc moins importante que chez le chien, les conflits proviennent essentiellement du refus de partager le territoire. Que ce soit avec ses congénères ou avec le propriétaire humain des lieux, tout désordre territorial peut se manifester par des agressions, de la malpropreté ou des dégradations.
La malpropreté ou trouble de l’élimination s’exprime chez le chat par des mictions (urines) sur des supports horizontaux lorsque l’emplacement proposé pour la litière par le maître est inadapté (et c’est le chat qui décide de la pertinence de ce positionnement). Afin de limiter ce désagrément, la litière devra être placée à un endroit calme, discret, et à distance des lieux de couchage et de prise alimentaire. En tout état de cause, il faudra 1 litière par animal, et par niveau d’habitation. Lors d’un trouble de la propreté, il faudra même ajouter une litière « d’essai » que vous déplacerez jusqu’à avoir détecté l’endroit optimal, choisi par l’animal concerné.
Lorsqu’il s’agit de marquage territorial (balisage), ces mictions sont effectuées par jets (chez le mâle pour l’essentiel, mais aussi chez certaines femelles), de petites quantités d’urine, sur des supports verticaux (pieds de tables, chaises, murs). Toujours dans le même objectif, le marquage par griffades le plus haut possible (le plus visible possible), sur les mêmes supports a aussi une signification territoriale.
Il existe un marquage territorial moins malodorant et destructif, sur le même type de supports : le marquage par phéromones sécrétées par les glandes cutanées temporales ; le chat se frotte le côté de la tête contre les pieds de chaises, tables, meubles, et parfois même contre le maître lui-même. C’est un marquage qui va de pair avec un sentiment d’apaisement et de bien-être chez le chat. Il est inodore pour l’être humain, et peut être reproduit par synthèse par certains laboratoires et appliqué par le maître, afin d’éviter les balisages nuisibles.
Les besoins alimentaires du chat varient selon son âge (2 périodes de croissance, adulte, âgé), de son statut physiologique particulier (gestation, lactation, stérilisé), de son statut pathologique (insuffisance rénale, hépatique, pancréatique, cardiaque, diabète, cancer, lithiases urinaires, troubles dermatologiques, intestinaux, locomoteurs…), de son activité (sédentaire, chasseur…) et de la saison. On distingue différentes classes de nutriments dont il faudra veiller à l’équilibre et aux niveaux propres à chaque animal : protéines, matières grasses, sucres lents devront apporter l’énergie dans des pourcentages adaptés à chaque situation ; les besoins protéiques devront au moins être couverts, comme pour les vitamines, les sels minéraux et les oligo éléments, tandis que les besoins énergétiques devront être couverts, sans excès afin d’éviter le surpoids, voire l’obésité. Dans ce contexte, qu’il s’agisse d’alimentation ménagère (préparée par le maître à partir d’ingrédients ménagers frais) au industrielle (croquettes, boites, sachets), la composition de l’aliment devra être étudiée scrupuleusement afin de vérifier qu’il couvre de manière équilibrée tous les besoins de l’animal.
Un certain nombre de signes sont à surveiller afin de détecter au plus vite tout déséquilibre ou début de maladie. Il est conseillé d’investir dans un thermomètre rectal digital dédié à votre animal et d’y recourir lorsque son comportement vous semble inhabituel (perte d’appétit, apathie, plaintes, selles anormales, couleur anormale des urines) ; ce premier élément s’avérera utile au vétérinaire lorsque vous l’appellerez.
D’autres examens et soins de routine des différents organes accessibles sont à effectuer :
– La bouche : surveiller la présence de tartre, d’inflammation ou saignements des gencives ; afin de prévenir la formation de plaque dentaire, certaines croquettes peuvent être utilisées, tout comme des dentifrices sans rinçage, des solutions pour eau de boisson, des rouleaux à mâcher.
– Les oreilles : détecter la présence d’odeurs fortes, de cérumen trop abondant, de bruit de liquide, d’inflammation du pavillon, ou de dépôts noirs. Le secouement de la tête ainsi que le grattage fréquent des pavillons auditifs sont des signes d’appel des problèmes d’oreilles. En cas de symptômes, en première intention, utilisez des solutions de nettoyage auriculaire ; mais si les symptômes persistent, n’attendez pas pour alerter votre vétérinaire, une otite a pu s’installer.
– Les yeux : spasme des paupières (blépharospasme), rougeur des conjonctives (conjonctivite), larmes trop abondantes (épiphora), présence de pus, de corps étranger (épillets, herbes, brindilles, griffes de congénères), d’une opacification de la cornée (kératite) ou du cristallin (senescence ou cataracte). A l’entretien, éliminez tous les jours les humeurs qui ont pu s’accumuler et sécher dans l’angle interne de l’œil (le plus proche du museau), à l’aide d’une compresse douce, sans jamais toucher l’intérieur de l’œil ; cette manipulation est d’autant plus importante que le poil du chat est long ; si un nettoyage de l’œil est nécessaire, utilisez seulement les solutions physiologiques pour chats, adaptées à la composition des larmes (liquide lacrymal).
– La peau et le pelage : surveiller la perte de poil trop abondante, surtout accompagnée de zones de peau dépilées (alopécie), la présence de pellicules (squames), d’odeurs et/ou d’aspect gras du pelage et/ou de la peau dénonçant une sécrétion trop abondante de sébum (séborrhée grasse, sèche et/ou squameuse), la présence de parasites de manière directe (tiques et puces), ou indirecte (poudre noire = crottes de puces, poudre orange = aoûtats).
Il est alors conseillé de brosser régulièrement votre chat, d’effectuer si nécessaire des shampooings de bonne qualité et adaptés (les shampooings pour humains, même les plus doux, ne sont pas adaptés et trop agressifs du fait de leur PH trop acide) ; en effet, le chat supporte mieux qu’on le croit les lavages. Enfin, 24 à 48 h avant ou après le shampooing, nous vous recommandons de lui administrer fréquemment et régulièrement des antiparasitaires externes sous forme de pipettes spot-on, sprays, ou colliers.
En outre, il est indispensable d’administrer régulièrement un vermifuge (antiparasitaire interne) à votre chat. Les vers qui concernent votre chat sont de 2 types : les vers ronds (Toxocara Canis ou Ascaris, Trichuris Vulpis ou Trichure, et Ankylostomes) et les vers plat (Dipylidium Caninum ou Ténia). Cette vermifugation est encore plus importante pendant la croissance de votre animal, pendant laquelle il faudra l’effectuer tous les 15 jours jusqu’à l’âge de 3 mois, puis 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Pour le reste de sa vie, il faudra l’effectuer à chaque saison. C’est important non seulement pour éviter des troubles de croissance ou intestinaux, mais aussi pour la santé publique : certains vers (Ascaris, Trichures) sont aussi transmissibles à l’homme et surtout à l’enfant.
Dans le cas particulier de la chatte gestante, afin de limiter les infestations parasitaires du fœtus et des chatons, il faudra vermifuger la mère 2 à 3 jours avant la saille, 10 à 15 jours avant la mise bas, et 10 à 15 jours après la mise bas.
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