Tout ce qu’il faut savoir sur votre chien

Le chien est un animal domestique, mais qui a gardé nombre de caractéristiques des carnivores sauvages, tant au niveau de sa physiologie et de son comportement, qu’au niveau de son alimentation.
Sa température corporelle est de 38° à 39° et son espérance de vie varie de 10 ans pour les races géantes, à 16 ans pour les petites, avec bien évidement des exceptions et des records de longévité. Sa fréquence respiratoire est de 10 à 14 cycles par minute, et sa fréquence cardiaque de 70 à 133 battements par minute. Les petites races ont des fréquences plus élevées que les grandes, et certaines races (lévriers, braques…) ont des prédispositions à l’exercice de fond et des fréquences plus basses.
La maturité sexuelle (puberté) est atteinte entre 7 et 10 mois pour les mâles, et entre 6 et 12 mois pour les femelles, avec des exceptions (5 à 15 mois pour certaines chiennes). Les chaleurs de la chienne ont lieu en général 2 fois par an, avec parfois des variations sur certains individus (3 chaleurs en 2 ans, ou 1 chaleur par an). Ces chaleurs durent environ 21 jours et la période fertile (œstrus) se situe statistiquement entre le 9ème et de 14ème jour. La gestation dure de 53 à 63 jours chez la chienne (2 mois en moyenne) et le nombre de chiot varie de 1 à 5 (petites races) à 4 à 8 (grandes races).
La lactation dure environ 6 semaines, le sevrage des chiots devant commencer à l’âge de 3 semaines.
Nombre des codes de communication et d’éducation du chien sont différents de ceux de l’homme. L’instinct de meute est très présent dans la psychologie du chien, et sa vie est organisée autour de principes de hiérarchie sociale et de gestion du territoire. Ce décalage peut être source de mal-être pour le chien (dépression, vocalises, malpropreté, destructions), comme pour le maître, voire de danger en cas d’agressivité. Cette incompréhension du langage de son compagnon à quatre pattes peut induire des troubles du comportement relativement courants tels que l’anxiété de séparation (souffrance du chien lors de l’absence du maître), et les sociopathies (chien dominant).
Les besoins alimentaires du chien varient selon son âge (2 périodes de croissance, adulte, âgé), de son type de race (race naine, petite race, race moyenne, grande race et race géante) de son statut physiologique particulier (gestation, lactation, stérilisé), de son statut pathologique (insuffisance rénale, hépatique, pancréatique, cardiaque, diabète, cancer, lithiases urinaires, troubles dermatologiques, intestinaux, locomoteurs…), de son activité (sédentaire, sportif…) et de la saison. On distingue différentes classes de nutriments dont il faudra veiller à l’équilibre et aux niveaux propres à chaque animal : protéines, matières grasses, sucres lents devront apporter l’énergie dans des pourcentages adaptés à chaque situation ; les besoins protéiques devront au moins être couverts, comme pour les vitamines, les sels minéraux et les oligo éléments, tandis que les besoins énergétiques devront être couverts, sans excès afin d’éviter le surpoids, voire l’obésité. Dans ce contexte, qu’il s’agisse d’alimentation ménagère (préparée par le maître à partir d’ingrédients ménagers frais) au industrielle (croquettes, boites, sachets), la composition de l’aliment devra être étudiée scrupuleusement afin de vérifier qu’il couvre de manière équilibrée tous les besoins de l’animal.
Un certain nombre de signes sont à surveiller afin de détecter au plus vite tout déséquilibre ou début de maladie. Il est conseillé d’investir dans un thermomètre rectal digital dédié à votre animal et d’y recourir lorsque son comportement vous semble inhabituel (perte d’appétit, apathie, plaintes, selles anormales, couleur anormale des urines) ; ce premier élément s’avérera utile au vétérinaire lorsque vous l’appellerez.
D’autres examens et soins de routine des différents organes accessibles sont à effectuer :
– La bouche : surveiller la présence de tartre, d’inflammation ou saignements des gencives ; afin de prévenir la formation de plaque dentaire, certaines croquettes peuvent être utilisées, tout comme des dentifrices sans rinçage, des solutions pour eau de boisson, des lamelles ou os à mâcher.
– Les oreilles : détecter la présence d’odeurs fortes, de cérumen trop abondant, de bruit de liquide, et d’inflammation du pavillon, de corps étrangers comme les herbes, les épillets ou autres éléments végétaux surtout présents l’été ; à l’entretien, épilez régulièrement l’entrée du conduit auditif externe simplement avec les doigts. Le secouement de la tête ainsi que le grattage fréquent des pavillons auditifs sont des signes d’appel des problèmes d’oreilles. En cas de symptômes, en première intention, utilisez des solutions de nettoyage auriculaire ; mais si les symptômes persistent, n’attendez pas pour alerter votre vétérinaire, une otite a pu s’installer.
– Les yeux : spasme des paupières (blépharospasme), rougeur des conjonctives (conjonctivite), larmes trop abondantes (épiphora), présence de pus, de corps étranger (épillets, herbes, brindilles), d’une opacification de la cornée (kératite) ou du cristallin (senescence ou cataracte). A l’entretien, éliminez tous les jours les humeurs qui ont pu s’accumuler et sécher dans l’angle interne de l’œil (le plus proche du museau), à l’aide d’une compresse douce, sans jamais toucher l’intérieur de l’œil ; si un nettoyage de l’œil est nécessaire, utilisez seulement les solutions physiologiques pour chiens, adaptées à la composition des larmes (liquide lacrymal).
– La peau et le pelage : surveiller la perte de poil trop abondante, surtout accompagnée de zones de peau dépilées (alopécie), la présence de pellicules (squames), d’odeurs et/ou d’aspect gras du pelage et/ou de la peau dénonçant une sécrétion trop abondante de sébum (séborrhée grasse, sèche et/ou squameuse), la présence de parasites de manière directe (tiques et puces), ou indirecte (poudre noire = crottes de puces, poudre orange = aoûtats).
Il est alors conseillé de brosser régulièrement votre chien, d’effectuer à la demande et régulièrement des shampooings de bonne qualité et adaptés (les shampooings pour humains, même les plus doux, ne sont pas adaptés et trop agressifs du fait de leur PH trop acide). Enfin, 24 à 48 h avant ou après le shampooing, nous vous recommandons de lui administrer fréquemment et régulièrement des antiparasitaires externes sous forme de pipettes spot-on, sprays, poudres ou colliers.
– et de lui administrer fréquemment et régulièrement des antiparasitaires externes sous forme de pipettes spot-on, sprays, poudres ou colliers.
En outre, il est indispensable d’administrer régulièrement un vermifuge (antiparasitaire interne) à votre chien. Les vers qui concernent votre chien sont de 2 types : les vers ronds (Toxocara Canis ou Ascaris et Trichuris Vulpis ou Trichure) et les vers plat (Dipylidium Caninum ou Ténia). Cette vermifugation est encore plus importante pendant la croissance de votre animal, pendant laquelle il faudra l’effectuer tous les 15 jours jusqu’à l’âge de 3 mois, puis 1 fois par mois jusqu’à l’âge de 6 mois. Pour le reste de sa vie, il faudra l’effectuer à chaque saison. C’est important non seulement pour éviter des troubles de croissance ou intestinaux, mais aussi pour la santé publique : certains vers (Ascaris, Trichures) sont aussi transmissibles à l’homme et surtout à l’enfant.
Dans le cas particulier de la chienne gestante, afin de limiter les infestations parasitaires du fœtus et du chiot, il faudra vermifuger la mère 2 à 3 jours avant la saille, 10 à 15 jours avant la mise bas, et 10 à 15 jours après la mise bas.
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